Asset management

 

1      Les métiers de l’asset management (gestion d’actifs) 3

1.1       Gérant – Gestionnaire. 3

1.2       Analyste de performance (Middle Office) 3

1.3       Analyste financier 3

1.4       Chargé de relations avec les clients institutionnels. 4

2      Le fonctionnement.. 5

3      Les marchés.. 6

4      Les instruments.. 9

4.1       OPCVM... 9

4.2       SICAV & FCP. 9

4.3       Actions. 9

4.4       Obligations. 10

4.5       Fonds Communs de Placement (FCP) 10

5      Ratios Financiers.. 11

6      Lexique.. 12

 


1          Les métiers de l’asset management (gestion d’actifs)

1.1        Gérant – Gestionnaire

Missions

·         Gérer les capitaux confiés dans le respect des contraintes réglementaires et contractuelles en appliquant les politiques d'investissements définis en interne.

·         2 types de gérant : Gérant Actions & Gérant Taux. (organisés par type d’instruments et zone géographique)

Activités principales

·         Exploiter les informations de nature économique, financière... (grâce aux analystes financiers).

·         Sélectionner les produits financiers répondant à la nature des portefeuilles.

·         Sélectionner et maîtriser un réseau d'intermédiaires financiers (banques, brokers…).

·         Construire le portefeuille.

·         Gérer les aspects logistiques liés aux décisions d'achat et de vente.

·         Suivre les indicateurs de risques et de performances.

·         Examiner et analyser de façon prospective les sociétés susceptibles de faire l'objet d'investissements.

 

1.2        Analyste de performance (Middle Office)

Missions

·         Fournir aux gérants les calculs et les analyses de performance des portefeuilles, Benchmark ainsi que des indicateurs de risques.

·         Mettre à disposition des Services Clients les éléments d'information et les outils de contrôle leur permettant de rendre compte de la gestion à leurs clients.

Activités principales

·         Collecte et traitement des informations financières relatives à la vie d'un portefeuille.

·         Construction et exploitation d'outils permettant de calculer des performances et indicateurs de risques tant pour les portefeuilles gérés que pour les Benchmarks qui leur sont associés.

·         Construction d'outils et conduite d'analyses permettant d'attribuer la performance aux différents acteurs du processus d'investissement.

 

1.3        Analyste financier

Missions

·         Évaluer les entreprises d'un secteur économique donné en vu de formuler des recommandations d'achat ou de vente sur ces mêmes entreprises.

Activités principales

·         Rechercher les informations et analyser les comptes des entreprises du secteur économique visé.

·         S'engager sur des indications de prix sur ou sous évalués.

·         Établir des notations sur la qualité des sociétés.

 

1.4        Chargé de relations avec les clients institutionnels

Missions

·         Développer quantitativement et qualitativement le fonds de commerce de l'Entreprise.

Activités principales

·         Analyser les marchés, sélectionner les cibles et prospecter.

·         Coordonner l'ensemble du processus du projet client : Proposer des solutions adaptées aux objectifs et contraintes spécifiques des clients; élaborer en collaboration avec les services requis les contrats de gestion.

·         Etre l'interface entre le client et le gérant responsable de compte

·         S'assurer de l'atteinte des objectifs spécifiques (plus-values comptables).

·         Participer à l'élaboration de nouveaux produits.

 


2          Le fonctionnement

Front Office

·         Département de la société chargé de la gestion et de la passation des ordres sur un marché.

Représentant de l'établissement (banque ou société d'assurances) pour lequel il travaille, le trader (négociateur) est chargé de prendre des positions sur le marché pour faire, par l'intermédiaire du salesman (vendeur), une proposition d'achat ou de vente à ses clients. Son équivalent dans les sociétés de Bourse est le broker (ou courtier), qui effectue directement les achats pour un tiers (trader ou entreprise).

 

Middle Office

·         Département chargé de venir en aide au Front-Office, effectuer des contrôles de gestion (structure non systématique)

·         En charge de la validation des transactions.

 

Back Office

·         Service d'un organisme financier chargé de suivre la gestion des opérations réalisées sur les marchés. Il opère hors de la présence de la clientèle.

Les établissements financiers veillent en temps réel à ce que les positions prises par les traders sur les marchés ne dépassent pas leurs disponibilités financières. L'organisation logistique et la gestion de la confirmation des ordres passés par le client, le règlement et la livraison des titres échangés revêtent une grande importance.

 


3          Les marchés

Actions et obligations sont inscrites, soit au marché officiel, soit au second marché, soit enfin, au nouveau marché.

 

Le Premier Marché : passage du Règlement Mensuel au SRD

Marché regroupant les principales valeurs de la cote, où les opérations ne se dénouaient qu'en fin de mois (Règlement mensuel), le jour de la liquidation générale. Le jour de la liquidation, l'acheteur de titres pourra, soit les lever (c'est-à-dire s'engager à les payer le dernier jour ouvré du mois civil), soit les faire reporter (moyennant une couverture de la position et le versement d'une commission).

Depuis septembre 2000, le mode de négociation et de règlement est identique sur tous les marchés, avec une généralisation du comptant. Cependant, pour permettre aux actionnaires qui souhaitent différer le règlement de leur opération, les intermédiaires financiers proposent le Service de règlement Différé (SRD). Le SRD regroupe les valeurs les plus liquides des marchés français (Premier, Second et Nouveau Marchés).

A l'achat : Vous passez un ordre d'achat de titres avec SRD à votre intermédiaire en J. L'intermédiaire transmet l'ordre d'achat au négociateur qui achète les titres au comptant : à J+3 le négociateur paie le vendeur et les titres lui sont livrés simultanément. Comme aujourd'hui, l'investisseur individuel ne paie et n'est livré que le dernier jour de bourse du mois. Le négociateur "porte" donc la position de l'investisseur individuel de J (date du transfert de propriété) au dernier jour de bourse du mois. Ce service donne lieu à une commission.

A la vente : L'investisseur individuel passe un ordre de vente de titres avec SRD à son intermédiaire en J. L'intermédiaire transmet l'ordre de vente au négociateur qui vend les titres sur le marché au comptant : à J+3 le négociateur doit trouver les titres pour les livrer à l'acheteur. Il est simultanément payé par ce dernier. Comme aujourd'hui, l'investisseur individuel ne livre les titres et n'est payé que le dernier jour de bourse du mois. Le négociateur "porte" donc la position de l'investisseur individuel de J (date du transfert de propriété) au dernier jour de bourse du mois. Ce service donne lieu à une commission.

 

Le Second Marché

Le Second Marché (créé en 1983) accueille des entreprises de taille moyenne (de 80 à 400 MF de CA) présentant une bonne rentabilité. Plus de 350 y sont cotées actuellement.

Les titres de ce marché sont négociés au comptant, à la différence du Règlement Mensuel. Lors de l’introduction en bourse, le chef d’entreprise s’engage à mettre au moins 10 % du capital dans le public. De leur côté, les établissements introducteurs doivent signer avec les principaux actionnaires de la société un " contrat de liquidité ", pour faciliter l’achat et la vente d’actions de la société en bourse. Le Second Marché est censé être une étape dans le développement boursier de la société. A terme, elle cherche généralement à passer au RM.

 

Le Nouveau Marché

Le Nouveau Marché est un marché au comptant sur lequel sont négociés les titres des PME innovantes et de forte croissance. Il a été créé en mars 1996 afin d’aider ces entreprises à financer leur croissance. Le Nouveau Marché est un réseau européen des valeurs de croissance appelé " Euro-NM ". Le Nouveau Marché se veut l’équivalent du Nasdaq américain (toutes proportions gardées...).

 

Synthèse de ces trois marchés

 

Premier Marché
 

Second Marché  

Nouveau Marché 

Création

XIXème siècle

1983

1996

 

Sociétés cotées

Plus de 300 grandes entreprises françaises et étrangères

 

Environ 350 entreprises moyennes

Près de 150 entreprises à fort potentiel de croissance 

Critères

d'introduction

Au moins 700 millions d'euros de capital.

 

25% du capital proposé à la vente.  

12 à 15 millions d'euros de capital.

 

10% du capital proposé à la vente, ou au moins 4,5 millions d'euros.

 

Au moins 1,5 millions d'euros de capital.

 

Actions proposées à la vente : au moins 4,5 millions d'euros.

 

 

Le Marché Libre

Le Marché Libre a été crée suite à la disparition du Marché Hors-Cote (1998). Bien que non réglementé, le marché libre (ou OTC, ordres de gré à gré) est tout de même organisé par Euronext. En règle générale, peu de titres sont disponibles au public.

Achats et ventes de titres doivent être réglés dès que l'ordre est donné. Dans la pratique, le règlement des ordres au comptant peut s'effectuer jusqu'au surlendemain de la négociation. Sur le marché à règlement mensuel (RM), les ordres ne sont pas exécutés (payés ou livrés) le jour de la négociation mais en fin de mois.

 

Le MATIF

Le MATIF (Marché à Terme d'Instruments Financiers), créé en 1986, est un marché à terme pour les obligations, conçu sur le modèle des bourses de matières premières. Il permet aux investisseurs institutionnels et aux gestionnaires de fonds collectifs de se couvrir ou de spéculer sur les variations des taux d'intérêts.

 

Le MONEP

Sur le MONEP (Marché des Options Négociables de Paris), les échanges ne portent pas sur des actions mais sur des options d'achats (call) et des options de vente (put). Ces options donnent le droit d'acheter ou de vendre ces valeurs moyennant le paiement d'une prime. Comme sur le MATIF, les intervenants utilisent le MONEP pour se couvrir ou pour spéculer sur les variations des cours des valeurs. Ces marchés sont très spéculatifs et il faut être conscient des risques encourus sur votre capital.

 


4          Les instruments

4.1        OPCVM

Définition

Organisme de placement collectif en valeurs mobilières, un OPCVM (SICAV ou FCP) a pour objet de constituer un portefeuille de valeurs mobilières détenu en copropriété par plusieurs investisseurs. Fiscalement, ceux-ci sont considérés comme propriétaires directs d'une partie du portefeuille

Types

Cf. définition

 

4.2        SICAV & FCP

Définition

Les SICAV et FCP sont des portefeuilles collectifs de valeurs mobilières gérés par un professionnel (Banque, compagnies d'Assurance ...) pour le compte de ses souscripteurs. Ces portefeuilles sont transparents pour les épargnants : ils perçoivent tous les revenus du fonds et sont imposés comme s'ils détenaient directement les titres.

SICAV et FCP permettent aux particuliers de détenir en commun un portefeuille plus diversifié qu'en cas de détention en direct et individuelle (les risques afférents aux valeurs détenues sont également plus étalés).

 

4.3        Actions

Définition

C'est un titre négociable représentant une fraction du capital d'une société, et donnant à son propriétaire le droit de vote aux assemblées générales, mais plus principalement à un dividende.

Une action est donc une part du capital de l’entreprise. Ainsi, en devenant actionnaire, on devient co-propriétaire de la société.

Une action est un placement à risque: les hausses et les baisses de la valeur sont proportionnelles à une augmentation ou à une baisse des bénéfices de l'entreprise (selon les attentes des principaux acteurs du marché).

Types

Cf. définition

 

4.4        Obligations

Définition

C'est un titre de créance à long terme émis par une entreprise, une institution publique, ou l'Etat, lorsqu'ils empruntent des fonds auprès des épargnants.

Ainsi représente-t-elle une dette de l'institution émettrice de l'emprunt. Le souscripteur, ou obligataire devient son créancier.

L'obligation est un placement à risque, dont le risque est lié aux taux d'intérêts. En effet, si un emprunt est émis à un taux de 8%, et que les taux se mettent à augmenter, le cours de l'obligation ira en baissant...tout comme le cours des actions baissera pour les mêmes raisons.

Types

Cf. définition

 

4.5        Fonds Communs de Placement (FCP)

Définition

Portefeuille de valeurs mobilières appartenant en indivision à des propriétaires souscripteurs de parts. Ils peuvent être diversifiés ou spécialisés dans un secteur particulier.

L'acquéreur d'une part du FCP devient copropriétaire du FCP. A la différence des SICAV, les FCP n'ont pas de personnalité morale. Les FCP sont souvent plus spécialisés que les SICAV car leurs règles de composition sont plus souples.

 

Types

Cf. définition

 


5          Ratios Financiers

Les ratios financiers vérifient la solidité financière et la rentabilité de l'entreprise.

 

Capitaux propres /

capitaux permanents

Mesure l’indépendance financière de l’entreprise. Habituellement, les banquiers exigent que ce taux soit >50% pour accorder un prêt.

Capitaux propres /

passif total

Mesure la capacité de l’entreprise à autofinancer ses investissements, soit son autonomie financière.

Dettes nettes /

capitaux propres

Mesure le poids des dettes (nettes de trésorerie) par rapport aux capitaux propres. Un taux élevé signifie que l’entreprise aura du mal à obtenir de nouveaux crédits auprès des banques.

Capitaux permanents /

immobilisations nettes

Mesure la nature du financement des immobilisations. Si ce taux est trop élevé, cela signifie que l’entreprise a principalement assuré son développement par autofinancement.

Bénéfice net /

capitaux propres

Sans doute le chiffre le plus intéressant car il mesure la rentabilité des capitaux investis par les actionnaires.

 


6          Lexique

A

Abattement

Partie des revenus d’un placement bénéficiant d'une exonération d'impôt sur le revenu (hors prélèvements sociaux). Il concerne :

·         les dividendes d'actions françaises

·         les intérêts et plus-values sur contrat d'assurance vie (hors contrat DSK)


Actif net

Valeur boursière du portefeuille d'un OPCVM ou valeur nette (actifs financiers moins frais de gestion) d'un fonds d'investissement, calculée sur la base du dernier cours connu des titres qui composent le portefeuille du fonds augmenté des liquidités détenues par l’OPCVM.


Action

Titre de propriété représentant une fraction du capital d'une société. L’action donne droit au paiement d’un dividende, prélevé sur le bénéfice. Elle donne également le droit de voter lors des assemblées d’actionnaires. Pour les sociétés, les actions sont un moyen essentiel pour obtenir les capitaux à long terme nécessaires à leur développement. Une société émet donc des actions au moment de sa création et lorsqu’elle décide d’augmenter son capital pour financer sa croissance. L’action peut être ou non cotée en Bourse. (voir Cotation)

 

Action à dividende prioritaire (ADP)

Action privée du droit de vote attaché aux actions normales. En contrepartie de cette suppression conditionnelle du droit de vote, les titulaires des ADP bénéficient d'un privilège en matière de distribution des dividendes. Ils ont droit à un dividende prioritaire qui doit leur être versé avant toute affectation du bénéfice distribuable, autre qu'en report à nouveau. L’ADP permet à l’entreprise de maîtriser son capital. Les ADP ne peuvent pas représenter plus d’ ¼ du capital social.

Action nominative

·         Nominatives : Les titres d’une société donnée, inscrits dans ses propres registres sous le nom de leur propriétaire, sont dits nominatifs. Cette inscription peut éventuellement conférer un droit de vote double au porteur.

·         Nominatives administrées : Titres inscrits dans les registres d’une société sous le nom de leur propriétaire, mais dont la gestion est confiée à un intermédiaire, qui se charge du paiement des dividendes.

·         Nominatives pures : Les titres inscrits au nominatif pur sont enregistrés dans les registres de la société, qui règle directement les dividendes au propriétaire. Il n’est perçu aucun frais de garde et de gestion dans ce cas.

Action au porteur

Action inscrite en compte chez un intermédiaire financier mais qui n'est pas répertoriée au sein de la société elle-même. La société peut en revanche obtenir l'identité des porteurs sur demande à la Sicovam.

Action gratuite

Action créée lors d'une augmentation de capital par incorporation de réserves et distribuée au prorata des actions anciennes détenues. Cette opération est théoriquement neutre pour les actionnaires qui se partagent le même " gâteau ", mais avec un nombre de parts plus important.

Action ancienne

Action déjà en circulation avant la mise en place d'une procédure d'augmentation de capital. Les actions anciennes s'opposent aux actions nouvelles et peuvent, à ce titre, donner à leurs propriétaires des droits sur les actions à émettre (droits de souscription ou d'attribution).

Action nouvelle

Action émise dans le cadre d'une augmentation de capital. Ces actions conservent cette dénomination aussi longtemps qu'elles ne sont pas assimilées aux anciennes.

Bons de souscription

Bons permettant de souscrire à de nouvelles actions à un prix déterminé d'avance et pendant une certaine période.

Certificats d'investissements

Ce sont des actions émises sans droit de vote.


Allocation stratégique d'actifs

L'allocation stratégique d'actifs est le moyen, à travers un portefeuille unique, de profiter d'une gestion diversifiée sur plusieurs classes d'actifs ; s'inscrit dans un souci d'optimisation du couple rendement / risque par rapport à une problématique donnée ; se conçoit dans une logique de long terme.

On distingue quatre grandes familles :

Allocation prudente

L’objectif de cette allocation peut être classiquement de limiter le risque de perte. Le portefeuille correspondant contiendra, par exemple, une part importante de produits de taux au détriment des produits actions.

Allocation équilibrée

Elle vise à un compromis entre une espérance de rentabilité élevée et un risque relativement faible. Elle correspond à un portefeuille équilibré composé de produits de taux et d'actions.

Allocation dynamique

Cette allocation vise à maximiser la rentabilité. Le portefeuille est dynamisé par une large part d’actions. Elle convient particulièrement à des horizons de placements de l’ordre de 10 ans.

Allocation offensive

Cette allocation vise à maximiser la rentabilité. La proportion des actions est accrue par rapport à l’allocation dynamique. Elle cible les horizons de placement de plus de 10 ans.


Asset management

Ce terme correspond à la "gestions d'actifs" en Français, ce qui représente la gestion des OPCVM. On parle de gestion collective car les actionnaires ou porteurs de parts poursuivent une politique commune d’investissement en valeurs mobilières au sein d’une même entité juridique.


Avoir fiscal

Partie attachée au dividende d’une action française qui peut être déduite de l'impôt sur le revenu. Cette partie correspond à l’impôt déjà versé par la société sur ses bénéfices. L’avoir fiscal permet ainsi d’éviter une double imposition des profits.


B

Banque centrale

Autorité monétaire nationale chargée, entre autres missions, d’émettre les billets et de mettre en œuvre la politique monétaire. L’objectif de la politique monétaire est, d’abord, de contrôler la hausse des prix, ensuite, de favoriser un niveau satisfaisant d’activité économique. Ses moyens sont l’orientation des taux d’intérêt grâce aux taux directeurs de la banque centrale et la régulation de la quantité de monnaie et de crédit dans l’économie (voir Taux d’intérêt, Marché interbancaire). La politique monétaire est décidée par un comité ou conseil de la politique monétaire qui se réunit régulièrement pour faire le point sur l’évolution des prix, de la monnaie et de l’activité économique. Ces réunions et les décisions qui en résultent sont particulièrement surveillées par les investisseurs car elles influencent les taux d’intérêt de marché et l’évolution des marchés d’actions. Les banques centrales sont :

·         pour la zone euro, la Banque Centrale Européenne,

·         pour la France, la Banque de France,

·         pour l’Allemagne, la Bundesbank,

·         pour les Etats-Unis, la Réserve fédérale,

·         pour le Royaume-Uni, la Banque d’Angleterre,

·         pour le Japon, la Banque du Japon


Benchmark

Tous les OPCVM gérés par ABF sont comparés à des indices de référence. Ces indices servent donc de benchmarks aux différentes gestions.


Bourses

Marchés réglementés sur lesquels sont vendus et achetés des produits négociables très divers : matières premières (pétrole, métaux…), valeurs mobilières (actions, obligations…), devises. Ces échanges permettent d’établir le cours de chacun des produits échangés : c’est la cotation. (Voir Marchés financiers)


C

Classe d'actifs

Compartiment homogène des marchés. Exemple : actions euros, obligations américaines, etc.


CAC 40 (Cotation Assistée en Continu)

Indice boursier le plus connu de la Bourse de Paris. Il se compose des actions d'un échantillon de 40 sociétés françaises ayant la plus forte capitalisation boursière. Ces sociétés appartiennent à l'ensemble des secteurs économiques.


Capitalisation boursière

Valeur boursière d’une société cotée en Bourse. Elle est obtenue en multipliant le nombre d’actions de la société par le cours de l’action. Par extension, les valeurs boursières de plusieurs sociétés peuvent être additionnées pour obtenir la capitalisation d’un secteur d’activité ou d’une Bourse (capitalisation de la Bourse de Paris).


COB (Commission des Opérations de Bourse)

Organisme public chargé de vérifier la conformité et l'exactitude des informations fournies au public par les sociétés cotées en Bourse et par tout organisme faisant appel à l'épargne publique. Toute commercialisation d'OPCVM (SICAV et FCP) est donc soumise à l'agrément préalable de la COB.


Cotation

·         Pour une société et les actions qu’elle émet, la cotation désigne le fait d’être admises en Bourse. Pour pouvoir être cotée à la Bourse, la société doit remplir un certain nombre de critères contrôlés par la COB.

·         Pour une valeur mobilière, la cotation désigne la détermination et la publication du cours de cette valeur –la cote- qui résulte du jeu de l’offre et de la demande sur le marché.


Coupon

Terme générique qui désigne le revenu perçu par le détenteur d'une valeur mobilière. Il peut s’agir de l’intérêt porté par une obligation ou du dividende tiré d’une action ou d’une part d’OPCVM. Si cette valeur mobilière fait partie du portefeuille d’un OPCVM, le coupon peut être soit distribué aux porteurs de parts (OPCVM de distribution), soit réinvesti dans le portefeuille (OPCVM de capitalisation). On parle alors de coupon réinvesti. (Voir OPCVM)


Cours

Prix d’une valeur mobilière, d’une devise, d’une matière première qui résulte du jeu de l’offre et de la demande sur un marché ou une bourse. Le cours de clôture/à l’ouverture désigne le dernier/premier cours atteint au moment de la fermeture/’ouverture du marché ou de la bourse.


Couverture

Désigne différentes techniques financières permettant de protéger un OPCVM contre les variations de cours qui affectent, favorablement ou non, la valeur des titres détenus en portefeuille. Par exemple, pour un OPCVM qui détient des titres étrangers, la couverture de change permet de limiter les risques dus aux fluctuations du cours des devises. Dans son principe, la technique de couverture consiste à compenser un risque pris sur un marché par un risque de sens inverse pris sur un autre marché. Comme tout mécanisme d’assurance, cette compensation, souvent partielle, a un coût.


Crédit d'impôt

Appliqué aux revenus d'obligations françaises émises avant le 01/01/1987, il correspond à la somme qui a déjà été retenue à la source par le Trésor. Cette somme, à intégrer dans la déclaration de revenus, est ensuite déduite du montant des impôts, pour éviter une double imposition.


D

Diversification

Stratégie de placement visant à limiter le risque couru en répartissant les fonds entre divers types de placements et en achetant des titres émis par diverses sociétés exerçant leur activité dans des zones géographiques ou dans des secteurs différents. Du fait que les conjonctures peuvent varier d’une économie à l’autre, d’un secteur à l’autre l'impact d'un titre donné sur la performance globale du portefeuille est ainsi réduit, et les éventuelles pertes sur certains titres sont neutralisées par les gains effectués sur d'autres titres.


Dividende

Revenu d'une action généralement versé une fois par an. Désigne également le revenu distribué par un OPCVM à ses porteurs de parts. Dans ce cas, il se compose de dividendes et d’intérêts selon la composition du portefeuille de l’OPCVM en actions, obligations et titres du marché monétaire.


DJ Euro Stoxx ®

Indice de 326 valeurs boursières de la zone euro.


DJ Euro Stoxx®50

Indice des 50 premières valeurs boursières de la zone euro.


Droit d'entrée

Egalement appelé « commission de souscription », il représente les frais à payer pour l'achat d’une part d'OPCVM. Le droit d'entrée s'ajoute à la valeur liquidative pour constituer le prix de souscription de la part.


Droit de sortie

Egalement appelé « commission de rachat », il représente les frais à payer lors de la vente de parts d'OPCVM. Le droit de sortie est déduit de la valeur liquidative pour constituer la valeur de rachat de la part.


E

Ecart de performance

Différence de performance entre un portefeuille et sa référence de marché. On parle de sur-performance lorsque cet écart est positif et de sous-performance lorsqu’il est négatif.


Echéance

Désigne, selon le contexte, soit la date de distribution d’un dividende ou d’un coupon, soit la date de remboursement d’un titre de créance (d’une obligation par exemple). A l’émission, l’échéance de remboursement des titres de créance peut aller du très court terme (10 jours pour certains certificats de dépôt, 13 semaines pour une partie des bons du Trésor) au très long terme (30 ans pour certaines obligations). On emploie aussi le terme de maturité pour désigner la durée qui reste à courir jusqu’à l’échéance de remboursement d’un titre.


Erreur de suivi (ou tracking error)

(voir risque relatif)


EONIA

Euro Overnight Index Average. Taux d’intérêt moyen représentatif des opérations de prêt au jour le jour entre les banques de premier plan de la zone euro. Depuis le lancement de l’euro le 4 janvier 1999, il remplace le TMP français (Taux Moyen Pondéré). (Voir Marché interbancaire)


EURIBOR

Euro Interbank Offered Rate. Taux d’intérêt moyen des prêts entre banques de premier plan de la zone euro, pour différentes échéances allant de 1 semaine à 12 mois. Depuis le lancement de l’euro le 4 janvier 1999, il remplace le PIBOR français (Paris Interbank Offered Rate) appelé aussi TIOP (Taux Interbancaire Offert à Paris). (Voir Marché interbancaire)


F

FCP (Fonds Commun de Placement)

Sous-catégorie d’OPCVM. Portefeuille de valeurs mobilières appartenant en indivision aux porteurs de parts. Sa gestion est assurée par un tiers qui doit, sur demande, racheter les parts à leur valeur liquidative.

Ce type d’organisme a la même vocation que les SICAV, à savoir la gestion de portefeuilles de valeurs mobilières, mais s’en distingue par sa nature juridique et le capital (capital de création d’un FCP est plus réduit). Copropriété de placement collectif de valeurs mobilières diversifiées ou spécialisées dans un secteur particulier géré par une société de gestion. L'investisseur n'a aucun des droits liés à la qualité d'actionnaire, à la différence de la SICAV. Le FCP n'a pas de personnalité morale, son actif minimum est de 2,5 millions de Frs, et sa gestion revient à une société de gestion.

Fonds commun de placement à risque (FCPR)

Fonds investi à 50% minimum dans des sociétés non cotées (le quota était de 40% pour les parts souscrites avant le 1er janvier 1990) ; sa vocation est d'accompagner le développement du capital investissement.

Fonds commun de placement d'entreprise (FCPE)

copropriété de valeurs mobilières dont la mission est de gérer l'épargne des salariés provenant d'un plan d'épargne entreprise ou de la réserve spéciale de participation. Le FCPE, qui n'a pas de personnalité morale, est géré par une société de gestion, et est contrôlé par un Conseil de Surveillance composé en parité de représentants des salariés et de dirigeants de la société. Une entreprise peut disposer d'un fonds dédié ou adhérer à un FCPE multi-entreprises. Un FCPE ne peut investir plus de 10% de ses fonds dans les titres émis par un même émetteur (sauf si ces titres sont émis par l'entreprise ou sont des titres d'un Etat membre ou garantis par un Etat membre de l'Union européenne).

Fonds commun de placement dans l'innovation (FCPI)

OPCVM rattaché à la famille des fonds communs de placement à risques (FCPR) faisant appel public à l'épargne. Leur actif est constitué pour au moins 60% dans des titres émis par des sociétés non cotées considérées comme innovantes (informatique, télécommunications, biotechnologies,…).

 

 

Catégories

·         Les fonds diversifiés : Le gestionnaire a toute latitude pour investir sur le marché et les secteurs qui lui paraissent les plus intéressants. C'est un placement à moyen et long terme.

·         Les fonds à vocation : Certains FCP indiquent dans leurs statuts la définition précise de leur vocation. Ils recherchent alors la plus-value, le rendement et la distribution ou l'avantage fiscal.

·         Les fonds spécialisés : Les fonds sont spécialisés sur des types de placements boursiers (actions, obligations, etc...) sur des marchés particuliers (FRANCE, JAPON, etc...) ou encore sur des secteurs biens définis (mines d'or, valeurs de technologie, etc...).

·         Les fonds de fonds : Un FCP regroupe trois ou quatre FCP spécialisés dont le gestionnaire fait varier les proportions en fonction de la conjoncture.


Fonds garanti, fonds assorti d’une protection

Un fonds garanti est un FCP qui garantit au souscripteur qu’il récupérera au minimum, à l’échéance, son capital investi (net des droits d’entrée). Le souscripteur ne supporte donc aucun risque de moins-value. Un fonds assorti d’une protection ne garantit qu’une fraction du capital investi. Il réduit le risque mais ne le supprime pas. Ces appellations sont soumises à l’agrément de la COB. (Voir OPCVM, Risque)


Fonds indiciel

Fonds dont le portefeuille est modelé sur celui d'un indice boursier particulier, l'objectif étant de reproduire le comportement général du marché où le fonds investi.


Fonds profilé

Fonds diversifié d’allocation stratégique d’actifs dont la composition obéit à un profil prédéfini en termes, par exemple, de types d’instruments (actions ou obligations), de zones géographiques... (Voir allocations prudente, dynamique et équilibrée)


Frontière efficiente, ensemble efficient, portefeuilles efficients

Ensemble de portefeuilles qui, pour un niveau de risque donné, offrent une espérance maximale de rentabilité.


G

Gestion

Gestion active

Gestion dont l’objectif est de sur-performer l’indice de référence, reposant sur un choix délibéré de (risque actif) de la part du gestionnaire / clients finaux.

Gestion collective

Principe qui consiste, pour une société de gestion d’actifs, une banque, une compagnie d’assurance ou tout autre intermédiaire habilité, à réunir les capitaux de différents clients gérés à travers les OPCVM.

Gestion indicielle

Consiste à gérer un portefeuille de telle façon à reproduire les performances de son indice de référence sans prendre de risque d’actif.

Gestion quantitative

Technique de gestion s’appuyant sur la définition d’une référence de marché d’une part et l’application de modèles de calculs informatisés alimentés par des bases de données financières d’autre part. Cette technique de gestion est fondée sur la quantification des différents critères de choix des titres (risques et espérances de rentabilité).

Gestion quantitative active

Technique de gestion visant à sur-performer l’indice de référence et s’appuyant sur des techniques quantitatives de sélection de valeurs et d’analyse du risque.


I

Indice boursier

Les indices boursiers sont des moyennes calculées sur les cours d'un certain nombre de valeurs que l'on estime représentatives de l'évolution générale du marché. Moyennes simples (comme le Dow Jones) ou moyennes pondérées par la capitalisation (comme le Standard & Poor's 500), les indices jouent le rôle de baromètres des marchés boursiers. (Voir indice de référence)

Indice composite

Combinaison d’indices de différents marchés, souvent représentative d’une allocation stratégique d’actifs.

Indice de référence

Indice (simple ou composite) utilisé comme référence pour évaluer la qualité d’une gestion d’un portefeuille (en terme de performance et de risque).


M

Marchés financiers

Au sens large, ce mot désigne des marchés où peuvent être émises, achetées ou vendues des valeurs mobilières de toute nature. Dans les manuels d’économie, ils désignent précisément les marchés des valeurs mobilières émises pour des financements à long terme : marché des obligations et marché des actions.

Il existe de très nombreuses catégories de marchés financiers au sens large. Certaines sont exposées ci-dessous :

Marchés des actions

Marchés où sont émises et échangées les actions des sociétés cotées. Le terme usuel est évidemment la Bourse (de Paris, de New York, etc.).

Marché interbancaire

Marché dont l’accès est réservé aux établissements financiers et à la banque centrale. C’est sur ce marché que s’établissent notamment les taux d’intérêt à très court terme (au jour le jour ou à 7 jours par exemple).

Sur ce marché :

·         les établissements financiers se prêtent entre eux les liquidités nécessaires pour faire face à leurs engagements de très court terme ; notamment, les banques doivent approvisionner leur compte à la banque centrale, qui ne peut descendre en dessous d’un seuil appelé réserves obligatoires. Les taux d’intérêt de ces prêts interbancaires résultent de l’offre et de la demande mais aussi du niveau des taux directeurs.

·         la banque centrale peut prêter ou retirer des liquidités à l‘ensemble des établissements financiers, en fonction des décisions de politique monétaire prises par son conseil. Les taux d’intérêt des liquidités fournies sont fixés par la banque centrale : ce sont les taux d’intérêt directeurs. Ils sont directeurs car ils guident étroitement les taux auxquels les établissements financiers se prêtent entre eux.

De cette façon, la banque centrale :

·         oriente l’évolution des taux d’intérêt à très court terme et, de proche en proche, le taux des crédits aux entreprises et aux particuliers ;

·         régule la liquidité des établissements financiers et, indirectement, la quantité de monnaie et de crédit dans l’économie.

Elle peut ainsi influer sur la hausse des prix, principal objectif de la politique monétaire, et, secondairement, sur le niveau d’activité économique. (Voir Banques centrales, Taux d’intérêt)

Marché monétaire

Marché des capitaux à court terme. Sur ce marché sont émis et échangés les titres de créance négociables à échéance courte tels que les bons du Trésor, les billets de trésorerie émis par des entreprises, les certificats de dépôts émis par des établissements financiers…. A la différence du marché interbancaire, les entreprises et les particuliers y ont accès. Les titres échangés sur ce marché et les titres du marché interbancaire sont les constituants essentiels du portefeuille des OPCVM monétaires.

Marché obligataire

Marché où sont émises et échangées les obligations des entreprises ou des collectivités publiques. (Voir Obligation)

Marché primaire et marché secondaire

Sur le marché primaire sont émises et souscrites les valeurs mobilières nouvelles. Sur le marché secondaire, sont vendues et achetées les valeurs mobilières " anciennes ". Le marché secondaire est donc une sorte de marché de l’" occasion ", à ceci près que l’on ne peut pas parler d’usure dans le cas d’une valeur mobilière…


Modèle probabiliste

Modèle qui, à partir de l’étude statistique du passé permet de quantifier les évolutions probables des actifs financiers (Voir Allocation Stratégique d’Actifs / chapitre Modèle sur le site d’ABF)


Market timing

Tactique d’investissement consistant à rechercher un gain en faisant varier l’exposition de son portefeuille en fonction d’anticipations à court terme de hausses ou de baisses des marchés.


O

Obligation

Titre de créance émis par une société ou une collectivité publique (Etat, collectivité locale…) lors du lancement d’un emprunt, et représentatif de la créance due au souscripteur. L’obligation donne droit au remboursement de la créance, et au paiement d’un intérêt appelé aussi coupon. Le taux d’intérêt correspondant est souvent fixe. Par exemple, le taux d’intérêt d’une obligation qui est émise pour une valeur, dite faciale, de 200 Frs et qui donne droit au paiement d’un intérêt de 10 Frs est égal à 5% (100*10 Frs/200 Frs). Une autre caractéristique de l’obligation est sa durée, qui varie généralement de 7 ans, pour les obligations les plus courtes jusqu’à 30 ans pour les plus longues. Les obligations françaises les plus connues sont les Obligations Assimilables du Trésor (OAT) émises par l’Etat.

 

Catégories :

·         Obligation à taux fixe : Elle donne droit au versement d'un intérêt fixe pendant toute la durée de l'emprunt.

·         Obligation à taux révisable (à taux variable) : Les intérêts qui lui sont attachés, fixés pour une période précise (1 ou 3 ans) peuvent être révisés à une échéance prévue, selon les deux derniers taux d'émission connus.

·         Obligation convertible : Elle donne le droit de convertir son obligation à tout moment, en une ou plusieurs actions, selon les termes du contrat.

·         Obligation à coupon zéro : Obligation qui n'offre à son titulaire aucun versement d'intérêt, mais en compensation une forte prime de remboursement payée à l'échéance du titre. A la grande différence d'une obligation classique, l'investisseur n'a pas d'incertitude sur le "taux de réinvestissement" de ses coupons, puisque, par définition, il n'y en aura pas jusqu'à l'échéance.


OPA

Offre Publique d’Achat. Tentative de prise de contrôle d’une société cotée par une autre société, qui offre de racheter les actions de sa cible à un prix plus élevé que le cours de marché. L’OPA est dite hostile ou inamicale quand elle se fait sans l’accord de la société cible, ce qui est souvent le cas.


OPCVM (Organisme de Placement Collectif en Valeurs Mobilières)

            Ou Fonds d’investissements

Entité dont l'activité consiste à recueillir les sommes déposées par les épargnants (souscripteurs) et à mettre en commun ces sommes en vue d'effectuer des placements en valeurs mobilières. Un OPCVM, dont la gestion collective est confiée à un professionnel, permet de détenir une partie d'un portefeuille de valeurs mobilières commun à plusieurs investisseurs. On devient en effet actionnaire de l’OPCVM en souscrivant à une part, représentative d’un droit de propriété sur l’OPCVM. Les OPCVM sont soumis à l’agrément et au contrôle de la COB. Comme toute valeur mobilière, chaque OPCVM a un code SICOVAM qui permet de l’identifier précisément.

Ce terme regroupe les SICAV et les FCP. La distinction est liée au statut juridique de l’OPCVM. On distingue ainsi les SICAV (Voir SICAV), qui sont des sociétés, et les FCP (Voir FCP) qui sont des copropriétés. La distinction a peu d’importance pour le souscripteur. Dans le langage courant, SICAV est d’ailleurs souvent pris pour synonyme d’OPCVM.

 

Avantages et contreparties de la gestion collective

·         Avantages : diversification et professionnalisme, au bénéfice du grand public

·         Capital en général plus important qu’un patrimoine individuel ; il peut donc mieux diversifier son portefeuille, ce qui réduit le risque et accroît les opportunités ;

·         Gestionnaires professionnels du portefeuille de l’OPCVM; Meilleure connaissance des risques / opportunités des marchés financiers et réactivité ;

·         Profit pour le grand public des performances souvent élevées des valeurs mobilières ;

·         Utilisation de techniques financières non accessibles aux particuliers pour accroître le rendement du portefeuille ou réduire le risque ;

·         Transactions à moindre coût (à cause de la volumétrie) ;

·         Spécialisation des OPCVM (marché, catégories de valeurs mobilières) ;

·         Contreparties : des frais spécifiques, mais pas de frais de transaction, ni de garde

·         Paiement de frais qui rémunèrent les gestionnaires du portefeuille et l’établissement distributeur, qui vend les parts aux épargnants. Frais de transaction et de garde liés à la gestion du portefeuille non sont pas supportés par le souscripteur contrairement à la gestion individuelle.

 

Types d’OPCVM

La COB classe chaque OPCVM en fonction du type d’actif dominant dans son portefeuille : placements monétaires, obligations, actions… La COB distingue quatre grandes catégories :

·         les OPCVM monétaires (euro, à vocation internationale), affichant une référence à un ou plusieurs indicateurs monétaires ou titres à court terme,

·         les OPCVM obligataires (en euros, internationaux), investis sur un marché de taux,

·         les OPCVM actions (françaises, de la zone euro, internationales), investis ou exposés à hauteur de 60 % au moins sur un marché d'actions,

·         les OPCVM garantis ou assortis d'une protection, assurant aux souscripteurs la restitution du capital investi ou une protection à hauteur d'une valeur de rachat garantie,

·         les OPCVM diversifiés, qui regroupent les OPCVM dont le portefeuille ne présente pas une dominance suffisamment marquée d’un type d’actif au regard des seuils retenus par la COB.

D’autres regroupements, moins officiels, sont usuels :

·         les OPCVM de taux regroupent les OPCVM monétaires et obligataires, car leur performance dépend essentiellement du niveau des taux d’intérêt ;

·         les OPCVM de trésorerie désignent les OPCVM monétaires et les OPCVM obligataires dites court terme, dont le portefeuille est investi en titre de créance à échéance courte. Ces OPCVM présentent en effet un risque très faible et sont donc utilisées pour placer des excédents de trésorerie pendant une période brève.

·         les OPCVM profilés regroupent des OPCVM en général diversifiés qui offrent au souscripteur de choisir l’orientation générale de la gestion et du portefeuille : plutôt à court terme et peu risqué, plutôt à moyen terme et moyennement risqué, plutôt à long terme avec un risque plus élevé. Le souscripteur choisit en fonction de son horizon de placement et de son attitude vis-à-vis du risque.

 

OPCVM de capitalisation (parts dite C avec capitalisation)

OPCVM réinvestissant les revenus issus des titres détenus en portefeuille. Cet OPCVM ne distribue pas de dividendes. Il s'oppose aux OPCVM de distribution. Pour les parts C, les OPCVM sont soumis à la fiscalité des plus-values puisqu’ils augmentent la valeur liquidative de l’OPCVM et qu’ils ne sont " perçus " par le souscripteur qu’à la vente de ses parts.

OPCVM de distribution (parts dite D avec distribution)

OPCVM ne réinvestissant pas les revenus obtenus, mais distribuant régulièrement des dividendes. Cet OPCVM s'oppose aux OPCVM de capitalisation. Pour les parts D, les intérêts et dividendes sont soumis à la fiscalité des revenus.

 

Performance et risque

La performance est constituée des dividendes et plus-values obtenus sur une part d’OPCVM au cours d’une période donnée. Une part d’OPCVM peut offrir une plus-value car son cours –sa valeur liquidative - varie avec la valeur boursière du portefeuille de l’OPCVM (Voir Valeur liquidative). La performance d’une part d’OPCVM est généralement calculée " coupon réinvesti " et nette de frais de gestion, afin de pouvoir être comparée d’un OPCVM à l’autre. Les performances comparées des OPCVM sont d’ailleurs fréquemment publiées dans les journaux financiers. Il faut cependant prendre garde à comparer des OPCVM de même catégorie et sur des durées de placement pertinentes (Voir Performance).

Investi en valeurs mobilières dont le cours varie sur les marchés, le portefeuille d’un OPCVM supporte nécessairement des risques. Une part d’OPCVM peut ainsi subir, au moins transitoirement, une moins-value. Le risque est évidemment bien plus élevé pour les OPCVM actions que pour les OPCVM de trésorerie. Il faut cependant rappeler une évidence : la moins-value ne devient effective qu’en cas de vente. Il est donc essentiel pour limiter le risque de bien respecter la durée de placement conseillée pour chaque OPCVM. (Voir Risque)

 

Fiscalité des OPCVM

Comme pour les autres valeurs mobilières, l’imposition des OPCVM est différente sur le dividende distribué et sur la plus-value.

·         Imposition du dividende distribué : le principe de la transparence fiscale

·         La fiscalité du dividende d’OPCVM suit celle de chacune des catégories de revenus qui composent le dividende. En effet, ce dividende comprend des revenus divers –intérêts, dividendes d’actions françaises ou étrangères…- issus du portefeuille de l’OPCVM. Or chacun de ces revenus relève d’une imposition spécifique. Le dividende global est donc fractionné en coupons en fonction de la " nature " fiscale de l’actif qui a produit le revenu : action française, action étrangère, obligation, titre de créance du marché monétaire, etc. Puis la fiscalité s’applique à chaque coupon, avec ses règles propres : prélèvement forfaitaire libératoire, déclaration dans le revenu imposable, abattements éventuels, avoirs fiscaux...

·         Imposition des plus-values: En 2000, un seul régime fiscal.

·         Exonération d'impôt et de prélèvement sociaux des plus-values.si le montant total des cessions réalisées en 2000 n'excède pas le seuil général de 50.000 Frs par foyer fiscal.

·         En cas de dépassement, la totalité des plus-values est imposable à l'impôt sur le revenu (IR) et aux prélèvements sociaux au taux global de 26% (IR 16% + 10% de prélèvements sociaux).

 

OPCVM & PEA

Certains OPCVM peuvent être souscrits à l’intérieur d’un PEA. Il faut cependant que la part du portefeuille de l’OPCVM investie en actions françaises soit supérieure à 60% pour les SICAV, et à 75% pour les FCP. Les dividendes et plus–values sont alors exonérés d’impôt sur le revenu au bout de 5 ans

 

OPCVM & assurance vie

Un nombre croissant d’OPCVM peuvent être souscrits dans les contrats d’assurance vie dits en " unités de compte " ou dans les contrats dits " multisupports ". Le souscripteur peut ainsi à la fois diversifier ses placements et bénéficier du cadre fiscal favorable de l’assurance vie. Certains OPCVM peuvent aussi être souscrits dans le cadre fiscal encore plus favorable des contrats assurance vie dits DSK.


OPE

Offre Publique d’Echange. Offre d’une société cotée qui propose aux actionnaires d’une autre société cotée d’échanger leurs actions contre ses propres actions, selon une parité d’échange plus avantageuse que celle du marché. La société qui réussit une OPE acquiert ainsi le contrôle de la société cible en payant avec ses propres actions au lieu de payer en liquide… Comme l’OPA, l’OPE peut être hostile ou " amicale ". L’OPE est fréquemment utilisée pour des fusions " amicales " entre sociétés.


Ordre

Un ordre de Bourse est un ordre passé par une personne ou une institution à un intermédiaire (courtier...) pour acheter ou vendre en Bourse.

Ordre simple

Ordre rattaché à un seul portefeuille. (sur les obligations, les fonds, les futures et les FOREX).

 

Ordre block

Ordre rattaché à plusieurs portefeuilles.

 

Ordre générique

Ordre relatif à une description d’investissement globale. Ex : Achat de 1Meuros sur la place de Francfort d’actions liés au marché automobile.

 

Ordres liés

Regroupement d’ordres suivant une stratégie définie.

·         Stratégie prioritaire : l’ordre 1 doit être exécuté avant l’ordre 2. Ex : Vente de Vodafone (Ordre 1) puis ensuite achat de France Telecom (Ordre 2).

·         Stratégie « One Order Cancel The Others » : 2 ordres sont envoyés, un seul sera exécuté. Ex : Achat de Renault (ordre 1) ou achat de Peugeot (ordre 2).

 

Ordre basket

Ensemble d’ordres regroupés dans le but d’une vente ou d’un achat simultané. Un ordre basket repose sur des instruments différents. L’ordre basket répond à une stratégie d’investissement d’un Manager et à une réduction des frais de courtage sur de gros volumes.

 

Ordre FOREX

Issu de la contraction des termes anglais Foreign Exchange, Forex est le surnom universellement donné au marché des changes (marché continu du lundi matin au vendredi soir). Les types d’ordres sont singles orders ou block orders. Il existe trois catégories :

·         Spot (au comptant) : Echange de devises à un instant donné et avec un taux de change fixé,

·         Forward (à terme) : Définition à l’avance d’un échange avec un taux défini,

·         Swapchange : combinaison de spot et swap. Peu usité.

 


P

Portefeuille

Portefeuille (ou portefeuille titres) ensemble des valeurs mobilières détenues par un investisseur. Un portefeuille peut être diversifié ou spécialisé, selon l'aversion au risque de l'épargnant.


Profil de risque

Technique de gestion par laquelle le portefeuille construit a le même profil de risque que l'indice, c'est-à-dire la même sensibilité aux différents facteurs systématiques d'évolution des cours (Voir risque systématique). Cette technique présente l’avantage d’être précise, fiable et souple. De plus, elle permet de répliquer un indice de marché à des coûts réduits.


R

Ratio d'information

Pour un portefeuille, rapport de la sur-performance annualisée au risque relatif. Dans la gestion active, le ratio d’information est le meilleur outil d'analyse de la performance. Il renseigne sur la stabilité de la performance.

Un ratio d’information élevé (proche ou supérieur à 1) indique une sur-performance dégagée régulièrement (avec un risque relatif faible).


Rebalancement

Dans une gestion diversifiée reposant sur une allocation stratégique, action de ramener systématiquement le portefeuille aux proportions initiales décidées en vendant les actifs qui ont le plus monté et en achetant ceux qui ont le plus baissé, afin de garder le même degré d'exposition.


Règlement

Pour l'achat d'une valeur mobilière (action, part de SICAV…), le mode de règlement usuel est le règlement immédiat, au comptant. Au comptant, la transaction et le règlement se font le jour même. L'acheteur doit disposer de l'argent nécessaire à son achat ; le vendeur doit avoir les titres en réserve. Le marché au comptant ne permet donc pas d'acheter à crédit ni à terme. Cependant, un délai de règlement est possible à la Bourse de Paris, sur le marché des actions. Mais les modalités du règlement avec délai ont profondément changé depuis le 25 septembre 2000.

·         Avant le 25 septembre 2000, les actions cotées au Premier Marché de la Bourse de Paris pouvaient être achetées soit au comptant, soit au Règlement Mensuel (RM), qui s'appliquait aux valeurs les plus activement échangées. Au Règlement Mensuel, la transaction et le règlement avaient lieu à la fin du mois, le jour de la liquidation boursière (souvent le 24 du mois). Ce système permettait d'acheter des actions en cours de mois, avec une partie seulement de la somme nécessaire, appelée couverture. Le système du Règlement Mensuel était une spécificité française, abolie le 25 septembre 2000, pour laisser place à un régime unifié, le règlement au comptant.

·         Depuis le 25 septembre 2000, toutes les actions sont échangées au comptant sur le Premier Marché. Toutefois, les investisseurs qui le souhaitent gardent la possibilité d'acheter des actions à terme ou à crédit grâce au Service de Règlement Différé. De même, ils peuvent vendre des actions à terme ou à découvert.

Ce qui ne change pas entre le SRD & le RM :

·         Des règles de couverture identiques à celles déterminées par Euronext sont appliquées à l'ordre avec SRD.

·         Les ordres à révocation avec SRD sont valables jusqu'au jour de la liquidation.

·         L'investisseur individuel reçoit ses titres ou ses liquidités le dernier jour de bourse du mois.

·         L'investisseur individuel, pendant le même mois, peut faire plusieurs opérations d'achat ou de vente avec SRD sur les mêmes titres. Seul le solde de ces opérations est réglé et livré à la fin du mois.

·         Le transfert de propriété pour l'investisseur individuel a lieu au jour du règlement / livraison c'est-à-dire le dernier jour de bourse du mois.

·         L'investisseur individuel peut demander la prorogation de sa position d'un mois sur l'autre, sous réserve de l'accord de son intermédiaire, sur la base d'un cours de référence publié chaque mois par Euronext.

·         En cas d'OPA/OPE, il n'y aura pas la possibilité de passer un ordre avec SRD pendant la durée de l'opération.

·         L'intermédiaire peut refuser un ordre avec SRD, à l'achat et à la vente.

Ce qui change entre le SRD & le RM :

·         La liquidation intervient 5 jours de bourse avant la fin du mois calendaire.

·         La demande de report peut être effectuée jusqu'au 5ème jour de bourse avant la fin du mois calendaire au lieu du 6ème jour de bourse avant la fin du mois calendaire avec le RM.

·         Un ordre avec SRD implique une commission librement fixée par l'intermédiaire.


Rendement

Généralement synonyme de performance. Le taux de rendement rapporte le rendement ou la performance au montant de l’investissement initial. Le rendement d’un placement est dit brut/net lorsqu’il est calculé avant/après impôt sur le revenu. Dans le cas des OPCVM, la notion de brut/net peut également signifier avant/après prélèvement des frais (frais de gestion, frais d’entrée…).


Réplication pure

Une des techniques de gestion indicielle les plus répandues. Elle demande de détenir, en physique et dans les mêmes proportions, l'ensemble des titres composant l'indice.


Risque

Désigne le fait pour un placement financier (actions, obligations, parts d’OPCVM) d’être sujet à une variation de valeur due à l’évolution générale des marchés financiers, ou à l’évolution de telle ou telle valeur mobilière détenue en portefeuille. Il y a risque car cette variation de valeur peut entraîner une moins-value pour le détenteur du placement. Selon la nature du placement et sa sensibilité ou son exposition aux variations des marchés financiers, le risque est cependant très différent. Une action ou une part d’OPCVM actions sont ainsi bien plus risquées qu’une part d’OPCVM monétaire, dont le risque est quasiment nul.

Généralement, un placement qui présente un risque plus élevé offre en contrepartie une performance en moyenne plus élevée. Faute de quoi, il ne trouverait pas longtemps preneur… Dans le cas des OPCVM, une bonne gestion vise à minimiser le risque pour une performance donnée.

 

Catégories de risques

·         le risque de change, dû à la fluctuation du cours des devises,

·         le risque de crédit, dû à l’inégale qualité de la signature des émetteurs d’obligations,

·         le risque actions, dû aux fluctuations du cours des actions.

·         le risque de taux, dû aux fluctuations des taux d’intérêt,

Le risque de taux, sans doute le plus méconnu, peut être facilement compris. Il affecte tous les titres négociables qui rapportent un intérêt fixe, comme une obligation.

Prenons un exemple :

o        M. Dubois souscrit une obligation lors de son émission, pour un montant (appelé nominal ou valeur faciale) de 100 Frs ; Cette obligation de 100 Frs est remboursable au bout de 10 ans ; Elle rapporte chaque année un coupon de 5 Frs. Le taux d’intérêt fixe attaché à cette obligation est donc de 5% (100*5 Frs/100 Frs).

o        Après 2 ans, M. Dubois veut revendre son obligation sur le marché secondaire. A quel cours va-t-il la revendre ?

o        Si le taux d’intérêt est maintenant de 6% contre 5% deux ans auparavant, l’obligation " ancienne " de M. Dubois, qui ne rapporte que 5%, est moins intéressante que les obligations nouvelles qui rapportent 6%. Pour pouvoir vendre son obligation, M. Dubois doit donc accepter une décote c’est-à-dire une moins-value. Un calcul dit actuariel montre que le cours de l’obligation de M. Dubois devrait être d’environ 94 Frs, soit une moins-value de 6% par rapport au nominal de 100 Frs. Si le taux d’intérêt des obligations nouvelles avait été de 4% seulement ? Le même raisonnement aboutirait cette fois à une plus-value pour M. Dubois, proche de 7%.

o        Conclusion : le cours d’une obligation " ancienne " à intérêt fixe varie en sens inverse du taux d’intérêt des obligations nouvelles. D’où le risque de taux… En outre, le calcul actuariel montre que le risque de taux est d’autant plus élevé que l’obligation " ancienne " a une échéance de remboursement lointaine : le cours d’une obligation qui, comme celle de M. Dubois, doit être remboursée dans 8 ans, peut varier beaucoup plus (3 fois environ) que celui d’une obligation remboursable dans 2 ans.

 

o        La conclusion que l’on tire de tout ceci est simple : un OPCVM supporte un risque de taux d’autant plus fort que son portefeuille contient : une proportion élevée de titres à taux d’intérêt fixe et dont l’échéance de remboursement est éloignée. Dans ce cas, on dit que la maturité du portefeuille est élevée.

 

Types de risques

o        Risque relatif ou Risque actif (erreur de suivi, tracking error) : Mesure a posteriori de la volatilité des écarts de performance entre un portefeuille et sa référence.

o        Risque spécifique : Part des variations d’un titre qui n’est pas liée à des facteurs systématiques et qui est réellement propre au titre lui-même.

o        Risque systématique : Part des variations d’un titre ou d’un portefeuille expliquée par d